Festival Sciences à domicile ou à deux pas de chez soi ! 5#
Programme du festival

  • LE VENDREDI 2 OCTOBRE À 16H
    « Le temps est-il de notre côté ? Entre vitesse, accélération et ralentissement, le temps de nos vies », Yannis Constantinides, philosophe.
    La rencontre a lieu, sur l’invitation de l’association Ouishare, dans les bureaux de Morning Gallieni, dans le centre de Bagnolet.
    Deux possibilités de participation :
    Physique, sur inscription – écrire à solene@ouishare.net (10 personnes maximum selon les normes sanitaires en vigueur / masques et gel sur place). En visio, le lien sur inscription – écrire à solene@ouishare.net ! (pas de jauge maximale !)
  • LE DIMANCHE 4 OCTOBRE à 17h
    « Chauve-souris et maladies : entre peurs et espoirs », François Moutou, vétérinaire, épidémiologiste et spécialiste des chauve-souris.
    Les chauves-souris sont vraiment des animaux extraordinaires. Il s’agit des seuls mammifères volants, le plus souvent nocturnes, très souvent insectivores, mais la diversité de leurs comportements et de leurs habitudes est assez unique. Elles occupent presque tous les milieux de la planète et, aujourd’hui, on en connaît près de 1400 espèces différentes dont 35 en France métropolitaine. On parle en ce moment beaucoup de chauves-souris car certains virus semblent bien s’entendre avec elles alors qu’ils rendent malades les mammifères terrestres dont les humains. Comprendre comment elles s’en protègent pourrait aider à appréhender l’émergence de certaines maladies humaines.
    La rencontre a lieu chez Clémence, avenue Gambetta, dans le centre-ville de Bagnolet.
    Deux possibilités de participation :
    Physique, sur inscription : (10 personnes maximum selon les normes sanitaires en vigueur / masques et gel sur place) – écrire à upbagnolet@gmail.com. En ligne et en direct sur la radio ∏node, sur le lien : https://p-node.org/ (pas de jauge maximale !).
  • LE LUNDI 5 OCTOBRE APRÈS-MIDI
    Au lycée Hénaff et au collège Travail
    « Lumière sur les couleurs », Christophe Daussy, physicien, parrain de la Fête de la science
  • LE MARDI 6 OCTOBRE À 19H
    « Hommes et femmes, noirs et blancs dans la lutte contre l’esclavage aux Etats-Unis », Nathalie Caron, historienne. L’historiographie récente a mis en évidence la continuité du mouvement abolitionniste aux Etats-Unis, mais aussi son caractère interracial et son imbrication avec le mouvement féministe de la première vague. L’intervention mettra en lumière l’activité militante de quelques Américain.e.s ayant œuvré pour la fin de l’esclavage dans un pays qui se définissait alors comme une incarnation de la liberté.
    La rencontre a lieu à la librairie De beaux lendemains, 8 Allée Rosa Parks.
    contact@debeauxlendemains.fr et 01 48 45 15 20 (masques et gel sur place).
  • LE MERCREDI 7 OCTOBRE À 19h30
    « À l’école de la Commune de Paris : l’histoire d’une autre école », JeanFrançois Dupeyron, philosophe, auteur de À l’école de la Commune de Paris : l’histoire d’une autre école (Édition RP, 2020).
    Une rencontre autour de l’œuvre scolaire de la Commune de 1871 qui propose de réhabiliter une histoire pédagogique presque totalement méconnue : ni l’école étatique des « républicains d’ordre », ni l’école confessionnelle des congrégations religieuses, mais une école émancipée construite par et pour le peuple !
    La rencontre a lieu chez Céline, dans le quartier du Plateau.
    Participation : sur inscription (10 personnes maximum selon les normes sanitaires en vigueur / masques et gel sur place) – écrire à upbagnolet@gmail.com.
  • LE JEUDI 8 OCTOBRE, À 19H
    « Que faire de nos peurs aujourd’hui ? », Michel Agier, anthropologue.
    La rencontre a lieu à la librairie De beaux lendemains, 8 Allée Rosa Parks.
    contact@debeauxlendemains.fr et 01 48 45 15 20 (masques et gel sur place).
    « Contre toutes les illusions de progrès et de domination de la nature, nous revenons à la sage conscience de notre vulnérabilité commune ». Que devient notre monde commun par temps de catastrophe ? Anthropologue, Michel Agier a beaucoup enquêté en Afrique et en Amérique latine. C’est cependant à Paris, un terrain de recherche inattendu, qu’il a écrit ce livre, au moment où nos repères connus semblaient se volatiliser sous les effets du coronavirus. Reliés les uns aux autres, du marché humide de Wuhan aux mégalopoles américaines en passant par les vieilles villes d’Europe, nous formons une société mondiale dont les corps sont les nouvelles frontières. Et dans ce nouveau rapport aux corps et aux autres, c’est un retour des grandes « peurs cosmiques » qui se joue, ces peurs fondamentales et immémoriales qui disent la vulnérabilité du vivant.
    Dans les carnavals du Moyen Âge, on brandissait des épouvantails pour s’émanciper de la peur par le rire. Quelles seront les figures imaginaires qui nous permettront d’affronter ensemble nos peurs ? Trouverons-nous la liberté d’en jouer pour qu’elles ne nous dévorent pas ?
    Irriguées de nombreux récits et souvenirs, ces pages nous invitent à une exploration anthropologique. Elles nous aident à décentrer notre regard pour mieux comprendre « ce qui arrive ».
  • LE VENDREDI 9 OCTOBRE, À 19H
    « Le numérique, facteur d’inégalités ? », Ouishare.
    Fracture numérique, précarité numérique, usages numériques, illectronisme, littératie numérique, inclusion numérique… Ces expressions, bien que d’invention récente, font aujourd’hui partie du langage commun. A tel point que nous n’interrogeons plus leur pertinence. Statistiques à l’appui, le mythe d’une société française fracturée est bien ancré, avec d’un côté ceux qui ont pris le train du numérique, et de l’autre, ces 13 millions qui l’ont laissé passer… Qu’en est-il vraiment ? Quelles sont les pratiques numériques des habitants des quartiers prioritaires ? Et dans quelle mesure le numérique peut-il être vecteur non pas d’inégalités, mais d’opportunités citoyennes et économiques ?
    C’est à ces questions que répondra Solène Manouvrier de l’association Ouishare.
    La rencontre a lieu à la librairie De beaux lendemains, 8 Allée Rosa Parks.
    contact@debeauxlendemains.fr et 01 48 45 15 20 (masques et gel sur place).

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  • « La sagesse de l’ethnologue », Michel Agier, anthropologue, auteur de Vivre avec des épouvantails (Premier parallèle, 2020).
    Rencontre autour d’une carrière d’ethnologue du Togo au Brésil, en passant par la Sierra Leone… du carnaval à la guerre. Une réflexion sur la transmission d’une expérience, d’une « sagesse » et l’expérimentation du terrain !
    La rencontre a lieu chez Emmanuel, quartier des Coutures.
    Participation : sur inscription (10 personnes maximum selon les normes sanitaires en vigueur / masques et gel sur place) – écrire à upbagnolet@gmail.com.

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  • 14h30
    Au collège Travail
    « Pourquoi l’esclavage ? Pourquoi les Noirs, principalement esclaves et victimes de racisme ? Les esclaves ont-ils conscience de ce qu’ils vivent ? En particulier, les enfants ? (questions des élèves de 3e) », Nathalie Caron, historienne.
  • LE SAMEDI 10 OCTOBRE, à 17h30
    « Comment la nature inspire notre futur ! Le biomimétisme », Benjamin Thiria, physicien.
    On regroupe sous le terme de biomimétisme, toutes les ingénieries inspirées du vivant. D’où également, la qualification de bio-inspiration. Il s’agit ainsi non pas de copier mais bien de s’inspirer des solutions inventées par la nature, et sélectionnées au cours de milliards d’années d’évolution, pour répondre à une problématique qui se pose à notre société humaine. Le tout avec des coûts environnementaux et énergétiques bien moindre que ceux proposés par d’autres types d’ingénieries.
    Le milieu terrestre regorge d’écosystèmes qui peuvent être inspirants. Le milieu marin, dont la biodiversité est plus pauvre mais dont les espèces sont bien plus spécialisées, pourrait receler les idées les plus intéressantes.
    La démarche biomimétique est par nature interdisciplinaire. Le point de départ est donné par la recherche fondamentale qui observe, analyse et modélise le vivant. Les modèles biologiques les plus intéressants sont ensuite saisis par les sciences de l’ingénieur qui les traduisent en concepts techniques. Les entrepreneurs enfin, s’en emparent et passent au développement industriel.
    La rencontre a lieu à la Maison de la Duys, sur une invitation de Youenn.
    Participation : sur inscription – écrire à youennp@wanadoo.fr (10 personnes maximum selon les normes sanitaires en vigueur / masques et gel sur place)
  • LE DIMANCHE 11 OCTOBRE,  À 14h30
    « L’économie a-t-elle une morale ? », Sylvain Piron, historien.
    Dans le prolongement de l’Occupation du monde paru en 2018, Généalogie de la morale économique (à paraître le 6 novembre) expose quelques-unes des voies par lesquelles s’est constitué l’imaginaire économique qui gouverne les sociétés occidentales et entrave l’appréciation de la catastrophe environnementale produite par l’expansion du capitalisme industriel et financier. Cet imaginaire forme une idéologie d’autant plus oppressante qu’elle se présente comme pure expression d’une nature humaine. Sous couvert de neutralité, elle constitue une morale inflexible qui enjoint à chacun de prendre une part active dans le cycle des opérations économiques. La démarche généalogique permet de restituer les dynamiques culturelles et sociales à travers lesquelles s’est formée, dans la longue durée, cette figure très particulière de l’humanité qui en vient à détruire méthodiquement les conditions de possibilité de sa survie.
    La rencontre a lieu dans le centre-ville chez Anne-Lise, sur une invitation de Salhia.
    Participation : sur inscription – écrire à upbagnolet@gmail.com (10 personnes maximum selon les normes sanitaires en vigueur / masques et gel sur place).
  • LE LUNDI 12 OCTOBRE, à 18h
    « Les images cachées dans la peinture », Virginie Gimaray, historienne de l’art.
    Arcimboldo et ses portraits composés de fruits et légumes, Dali et ses énigmes visuelles, Degas cachant une femme dans les courbes d’un paysage… Les images cachées dans la peinture sont plus nombreuses qu’il n’y paraît. Cette conférence se propose d’affûter notre regard, de traquer les images composites ou réversibles, les formes cachées ou suggérées, les anamorphoses ou autres effets d’optique. Et de débusquer les pièges que nous ont tendus de facétieux artistes !
    La rencontre a lieu au Centre social et culturel des Coutures, 37 rue Jules Ferry sur une invitation de Beata.
    Participation : sur inscription (10 personnes maximum selon les normes sanitaires en vigueur / masques et gel sur place) – écrire à upbagnolet@gmail.com.

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  • APRÈS-MIDI
    À l’école Paul Vaillant Couturier,
    « L’ADN vivant », Alexandre Maes, bioinformaticien