L’université populaire de Bagnolet vous propose la programmation de son festival scientifique « Sciences à domicile : adopte un.e chercheur.e ».

Le formulaire d’inscription est ICI.

Contact : upbagnolet@gmail.com.

Dune, le film et le roman : histoire, science, fiction.
Christopher Robinson, spécialiste de littérature des Etats-Unis. 

Avec la collaboration du public,  Christopher Robinson proposera une comparaison des thèmes principaux de Dune dans le roman et le nouveau film, pour aboutir ensemble à une conception de la Science Fiction et mieux comprendre pourquoi elle est devenue un genre si important dans la culture contemporaine. (Chez ANNE LISE, à 19h / Centre-Ville / Apporter un truc à boire ou à manger ! / 15 personnes).

Le chamanisme dans l’Occident médiéval.
Sylvain Piron, historien.

Le grand intérêt que suscite le chamanisme porte habituellement sur des formes exotiques – sibériennes, mongoles ou amazoniennes. Il existe cependant des traces de pratiques comparables dans l’Europe médiévale chrétienne. Peut-être ces techniques de l’extase ont-elles été réinventées indépendamment dans diverses cultures ? (Chez LINE, à 19h / La Dhuys / Apporter  un truc à boire ou à manger ! / 20 personnes).

Le rap est-il dangereux pour les jeunes ?
Benjamine Weill, philosophe. 

Défrayant régulièrement les chroniques et taxé des pires maux de la société, le rap est souvent décrié comme étant une musique violente, voire dangereuse. Pourtant la plupart des jeunes en écoutent. Est-ce à dire que les jeunes ont une appétence réelle pour la violence ? Que le rap est un agent dangereux des problèmes de société ? Comment maintenir le dialogue entre les générations si les objets d’intérêts diffèrent autant et sont le lieu de jugement de valeur si radicaux ? Comment la jeunesse s’empare du rap, a-t-il un sens, une fonction pour elle ? (Chez SALIHA, à 14h30 / Malassis / 12 personnes).

Jeûner : une expérience philosophique. Former son esprit et son corps critiques.
Sébastien Charbonnier, philosophe. 

Existe-t-il aujourd’hui une expérience philosophique « facile » à vivre qui coche presque toutes les cases de l’esprit critique ? Une expérience qui questionne nos habitudes de faire, qui décille les évidences, qui confronte aux préjugés de masse, qui rende la grande confiance ? Oui, je le pense : fonctionner avec un combustible interne et découvrir les puissances de notre corps, sa grande résistance, son adaptabilité insoupçonnable. Je vous propose de partager une réflexion philosophique autour de l’expérience du jeûne, basée sur des expériences vécues et les outils conceptuels de la philosophie pour analyser celles-ci. (Chez TINÉ, À 17h / La Capsulerie).

L’esclavage à New York : une histoire oubliée et une mémoire ressuscitée ?
Anne-Laure Faucquez, historienne.

La découverte de l’African Burial Ground dans le sud de l’île Manhattan en 1991 a plongé la ville dans l’étonnement le plus complet. Un cimetière d’esclaves datant du 18e siècle reposait sous les gratte-ciels de la ville la plus cosmopolite au monde. Cette mini-conférence portera sur ce passé oublié de la ville de New York : comment les Africains furent-ils envoyés à New York qui s’appelait alors la Nouvelle-Amsterdam dès 1624, comment ils furent-ils exploités pour construire la ville et puis comment et pourquoi leur présence a-t-elle été gommée dans les livres d’histoire au 19e siècle ? Enfin, comment la communauté africaine cherche à présent à célébrer la mémoire de leurs ancêtres ?  (Chez CAROLE, à 15h30 / Malassis).

Regards croisés sur les engagements de communardes autour de l’intime, du travail et de l’éducation. Bérengère Kolly, Jean-François Dupeyron et Anouk Colombani, philosophes.

Il y a 150 ans, La Commune fut une insurrection populaire où travailleurs et travailleuses se saisirent du pouvoir de produire, du pouvoir d’instruire, du pouvoir de diriger la cité. Parmi ces insurgés, on trouve de nombreuses femmes, souvent racontées comme les « compagnes de ». Si l’intime joue dans tout mouvement politique, elles étaient aussi couturières, blanchisseuses, modistes, fleuristes ou institutrices. Nombre d’entre elles prirent d’ailleurs en main l’éducation des jeunes filles, repensèrent l’enseignement, imaginèrent des crèches… Toutes ces femmes mettaient en œuvre leur émancipation. (À la librairie DE BEAUX LENDEMAINS, à 19h / Centre-Ville / 20 personnes).

Pourquoi l’art oratoire est à  la mode ?
Julien Barret, auteur, linguiste et formateur en prise de parole.

Depuis une dizaine d’années, on observe  le développement de concours d’éloquence au-delà des cercles bourgeois et cultivés auxquels ils étaient jusqu’ alors réservés (grandes écoles, conférences des avocats, etc.). Je développerai ma propre pédagogie de l’art oratoire, qui inscrit la pratique slam-poésie dans l’héritage de la rhétorique. Alors que l’art oratoire tend à se réduire à l’éloquence, voire au seul concours d’éloquence, il s’agit d’envisager chaque parole comme une performance capable de captiver l’auditoire. (Chez CATALINA, à 19h / Plateau / 12 personnes).

Terre, Lune, Soleil en perspective.
Roland Querry, retraité, créateur du cadran solaire Place Salvador Allende.

Les mouvements de la Terre, les référentiels, les saisons. À l’aide de maquettes 2D et 3D, j’expliquerai la mécanique céleste aux profanes ou aux curieux. Le soleil se lève-t-il toujours à l’est ? Comment ça se passe dans l’hémisphère sud ? Pourquoi les montres ne tournent-elles pas dans l’autre sens ? Le diable se cache dans les détails… (SUR L’INVITATION DE NADIA AU CSC GUY TOFFOLETTI, à 17h30 / La Noue).

Les débuts de la démocratie américaine. Une “vraie” démocratie ?
Nathalie Caron, historienne.

Les Etats-Unis ont été les premiers à mettre en place une démocratie telle que nous comprenons ce mot aujourd’hui. Or, au début du XIXe siècle, alors que se développait “la démocratie américaine”, l’esclavage ne faisait que croître et les Indiens étaient dépouillés de leurs terres. Sera proposée une réflexion sur les débats autour de la “démocratie” dans  les jeunes Etats-Unis. (Chez EMMA, à 20h / Plateau).

Complotisme, conspirationnisme : comment faire face à ce problème ?
Philippe Merlant, journaliste.

« Complotisme », « conspirationnisme » : ces deux mots, à peu près inutilisés il y a une vingtaine d’années, font aujourd’hui partie du vocabulaire courant. Les grands médias ne cessent de dénoncer le « virus du complotisme ». Bien sûr, il faut traquer les interprétations délirantes. Mais les « vrais complots » existent aussi. Comment distinguer le vrai du faux : c’est difficile, mais on peut se donner, collectivement, quelques règles pour améliorer notre capacité de discernement. (Chez CELINE, à 20h / Plateau / 12 personnes).

Faut-il (vraiment) éduquer les enfants ?
Sophie Audidière, philosophe.

« Il faut éduquer les enfants! » C’est un constat, un fait. Mais c’est aussi un ordre, une contrainte légale même. Enfin c’est un idéal, un projet. Tout ça à la fois. Et pourtant… Pourtant on voit bien, à se déplacer même très peu dans l’espace et dans le temps, que cette phrase n’a rien d’une évidence. Non seulement, bien sûr,  les formes de l’éducation sont très diverses, historiquement et culturellement. On n’a pas toujours ni partout mis les enfants dans des lieux séparés, entre eux, sous le regard d’un.e adulte spécialisé.e, avec des objectifs propres au temps de l’éducation. Mais même, on peut s’attarder un peu sur l’œuvre théorique et pratique d’un certain nombre de gens qui nous permettent de penser un peu à côté de cette prétendue évidence selon laquelle « Il faut éduquer les enfants ». (Chez SOLMAZ, à 20h / Centre-Ville / 15 personnes) 

Le chemin de l’exil : entre espoir et désespoir.
Jimy Boulos, traductrice et interprète auprès de l’Office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et de centres d’accueil des migrants (CADA, PADA …).

Jimy Boulos nous parlera du chemin périlleux que ces migrants empruntent dans l’espoir d’une destination qui leur permette de vivre dignement. (Chez ALEXANDRA ET KADER, à 16h / Plateau / 12 personnes).

Conférence gesticulée sur la « démocratie participative »
Claire Hofer
D’où vient la démocratie participative, à qui ça profite ? Participer à quoi ? Avec quel pouvoir ? La « participation citoyenne » revisitée par Claire Hofer, qui y a œuvré à sa manière : celle de l’Education populaire. Notre service public start-uppé, des « marques de villes » imbéciles, la participation-concertation-mascarade… Une critique un peu méchante, politique, marrante, douloureuse, incomplète et partageuse de la communication publique, celle qui, normalement, est au service des citoyens, des associations, des services publics et des élus du peuple. Des pistes et l’espoir qui revient ! (Au SAMPLE, 18 avenue de la République, à 17h / Les Coutures).

Atelier « Désintoxication de la langue de bois ».
Collectif L’Ardeur.

Les manipulations du langage dans nos relations professionnelles, institutionnelles et politiques modifient notre perception du monde et visent à détruire nos métiers. Un atelier pour identifier les différentes formes de manipulation, s’exercer à les déconstruire et imaginer des résistances collectives. (Au SAMPLE, 18 avenue de la République / Les Coutures / 10h : 3 heures de préparation – et 14h30 : présentation des « productions » réalisées / 15 participant.es maximum / repas offert.)

Le comportement alimentaire et la relation entre le besoin de se nourrir et l’envie de manger.
Enrica Montalban, neuroscientifique.

L’alimentation est essentielle à la survie mais est aussi source de plaisir. Les troubles alimentaires résultent d’un déséquilibre dans l’interaction entre les circuits homéostatiques et de récompense réglant l’alimentation. À l’occasion de cette conférence nous aborderons les sujets de la régulation de la prise alimentaire et de l’interaction entre la nécessité et l’envie de se nourrir. (Chez NATHALIE, à 19h / La Dhuys).

Réveiller les esprits de la terre.
Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherche au CNRS

Depuis l’Australie ou la France, de la Montagne limousine à la Zad de Notre-Dame-des-Landes, en passant par la Guyane et la Polynésie françaises, Barbara Glowczewski fait le récit des multiples stratégies pour “résister au désastre” en montrant la créativité des luttes qui prennent forme aujourd’hui contre un rapport prédateur à la terre devenu hégémonique. (Chez CHRISTIANE, à 18h / La Dhuys). 

Comment le numérique transforme la santé aujourd’hui.
Emmanuel Didier, sociologue. 

Depuis le début de l’année 2020, l’épidémie de Covid s’accompagne d’une épidémie de chiffre : nombre de morts, taux de vaccinés, nombres de tests positifs… Les nombres ont servi à gouverner la pandémie, même si tous les objectifs n’ont pas toujours été atteints. Mais au-delà, les chiffres de la pandémie ont aussi participé à produire des émotions telles que la peur, la colère mais aussi l’espoir et l’enthousiasme. Nous reviendrons pendant cette soirée sur ces deux années de production de chiffres et d’émotions. (A LA MAISON DE LA DHUYS, 30 avenue de la Dhuys, à 18h / La Dhuys).


Dans quelle case suis-je ?
Jacqueline McConnico, psychanalyste.

De la crèche à l’Ehpad, la société cherche à nous répertorier, nous classifier, nous définir, nous réduire à une catégorie : population à risque, population dangereuse, …. le marché s’en mêle et nous devenons des cibles marketing. Les réseaux sociaux rajoutent une couche en cherchant à nous fragmenter, nous dissocier, nous opposer. Et si nous avions à gagner en reprenant le fil de l’histoire et en nous enrichissant des autres, de toutes les aventures humaines qui sont à côté de nous. (SCOLAIRE / Collège Travail)